Le RenouveauLe Renouveau Vosges

La petite maison dans la folie carcérale

Une jeune femme accepte d’héberger un ogre.

L’ogre n’a aucune limite. Il ne respecte pas le lieu d’hébergement, il ne respecte pas les règles.

Il jure, il dort, il salit, il boit.

Il empêche la jeune femme de dormir et de se reposer en revenant du travail.

Il a toujours un discours écrasant bien qu’on veuille lui dire que ce n’est pas comme cela, il épuise pendant des heures avec ce qui pourrait sembler cohérent.

À la fin, le verbe ne suffit plus, alors la jeune femme se soumet, obéit même si pour elle, elle voudrait dire non, elle voudrait ne pas le faire.

Tout est contradictoire, sans aucun soutien.

Elle est acculée et ne pense plus, elle ne réfléchit plus.

Elle joue la comédie de tout est pour le mieux de le pire monde que l’ogre a créé.

Le sanctuaire de la jeune femme est devenu sa prison.

Le volontariat, c’est devenu un devoir, de devoir une obligation.

Ce texte reste la propriété de son autrice.

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